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EXPOSITION «Hommage à Michel PETRUCCIANI»

Photographe Jean BER - Présence de Jean BER lors du concert « Whispers » Jean-Christophe CHOLET, Matthieu MICHEL, Didier ITHURSARRY

DATES :  exposition du 15 au 26 septembre

Heure :  Horaires de la Médiathèque

Pôle Culturel et Associatif

25 place Honoré Combe

45320 Courtenay

Lieu :  Hall

Visite sur rendez-vous :

reservationpca@courtenay45.com

02-38-97-34-95

DATE : Finissage exposition

Le samedi 26 septembre à 19 h 30 en présence de Jean BER.

Ouverture des portes à 19 h.

Gratuit

Tout public.

 

Biographie de Jean Ber                

Jean Ber s’est initié au photoreportage en commençant par photographier le bidonville de Nanterre et les événements de mai 68, avant de prendre la route pour les confins de l’Europe, l’Asie puis le continent Africain.

Il réalise des sujets saisissants, dont un reportage d’une grande humanité sur le Samu social, ainsi qu’en 1987 une série sur le sida abondamment publiée et récompensée. Il participe au lancement de l’agence Vu à la fin des années 80, et collabore à de nombreux titres, dont Jazz Magazine. Il pratique parallèlement la photographie de plateau sur les tournages de Balles perdues de JeanLouis Comolli, L’Aube de Miklos Jancso, Rouge-gorge de Pierre Zucca, Le Testament d’un poète juif assassiné de Frank Cassenti, Le Moine et la Sorcière de Suzanne Schiffman... Mais c’est dans le portrait que, depuis plus de trente ans, Jean Ber trouve son mode de prédilection.

S’il multiplie les commandes pour le monde des arts et du spectacle, le jazz représente à lui seul une collection impressionnante par le nombre d’images et par leur charge de tendresse, de fraternité. Citons pêle­mêle les portraits de Dizzy Gillespie, Richard Galliano, Aldo Romano, Martial Solal, Laurent De Wilde, Steve Lacy, Paolo Fresu, Dee Dee Bridgewater, Marcus Miller, Don Cherry, Abbey Lincoln… Et Michel Petrucciani. De 1993 à 1998, pour Jazz Magazine et le label Dreyfus Jazz, Jean Ber photographie Michel Petrucciani dans toute sa puissance en public, et sa générosité, sa drôlerie dans l’intimité.

En 2014 il réalise son premier documentaire, Le Passeur de mémoire (90’) présenté en septembre 2018 au Cercil/Musée mémorial des enfants du Vel d’Hiv (Orléans).

 

Jean BER témoigne :

Je garde un souvenir très ému du concert au Théâtre des Champs­Élysées, en novembre 1994 : Michel était en solo, plus de deux heures durant, face à un public fasciné. Pour le CD de cet enregistrement live, nous avons organisé une séance en studio. Michel fit le zigoto comme toujours, multipliant les gestes avec ses mains, immenses et puissantes. Je lui demande de fixer intensément l’objectif en mettant les mains sur la tête, sur ce crâne disproportionné que ses mains arrivaient à couvrir. De tous les portraits de Michel, c’est celui que je préfère. Il a, dans le regard, une telle force, une telle intensité. C’était un homme généreux, il se donnait tout entier.

Autre souvenir éblouissant, l’enregistrement de Flamingo au studio Davout, avec Stéphane Grappelli, Roy Haynes et Georges Mraz, entre le 15 et le 17 juin 1995.

Il y eut enfin Both Worlds, l’album enregistré aux États­Unis en 1997. Francis Dreyfus et moi imaginons de photographier Michel debout. La séance est programmée chez lui, dans le 8e arrondissement, sur son balcon. Ambiance photo de mode. Michel change plusieurs fois de tenue, et ce fut une franche rigolade. Le résultat eut du succès, l’idée était forte.

Et puis, un jour de janvier 1999, le journal Le Monde m’appelle pour me demander des photos d’urgence de Michel. Il venait de mourir à New­York d’une infection pulmonaire. Je suis resté sans voix.

Vingt ans après, je suis heureux de  rendre hommage en image à l’artiste qui nous a donné plus qu’une leçon de piano, une leçon de vie.

Commissariat d'exposition Véronique Donnat

Production Jean Ber avec le soutien du Nîmes Métropole Jazz Festival, de l'Académie du Jazz, BMG, Melmax Music, La Seine musicale, Jazz Magazine, des villes de St-Gilles et de Chilly-Mazarin. Jean Ber remercie Alexandre Petrucciani Rachid Roperch Boutihane, François Lacharme et Stéphane Kochoyan.

Diffusion Alphayin